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UDF – 127ème Assemblée Générale de l’Union des Femmes de Lausanne
127ème Assemblée Générale de l’Union des Femmes de Lausanne

A l’issue de la 127ème Assemblée Générale de l’Union des Femmes de Lausanne, le duo Catherine Seylaz-Dubuis, critique littéraire et Rita Gay, comédienne, présenteront en 50 minutes la vie et l’œuvre de Marguerite Burnat-Provins à 19h.
Verre de l’amitié à la fin de l’assemblée. Entrée libre
Biographie de Marguerite Burnat-Provins
« J’aime la montagne, comme une aïeule assise que je vais visiter. Source intarissable, elle est la mère des eaux bienfaitrices qui étendent leurs bras à travers la vallée. Elle cache les maisons entre les arbres comme on cache un visage entre les deux mains et ménage au rêve des abris pleins de délices. La montagne est bonne, elle prend les villages sur ses genoux dans les plis de sa robe reprisée où il y a des pièces de seigle et d’avoine, des pièces de prés bien verts dans le bas, roussis dans le haut, des coutures de haies vives et de murailles basses et, sur sa grande busquière jaune, les lacets des routes couleur de ficelle, pareilles à ces tresses de paille sinueuses qu’on voit aux doigts des femmes qui font les chapeaux. Dans sa toilette ancienne si simple, je l’aime, comme une aïeule assise et qui saurait tout de ma vie. »
Marguerite Burnat-Provins « La Fenêtre ouverte sur la vallée », Paris, Ollendorff, 1912.

La France (1872-1895) Enfance dans le Pas-de-Calais, études artistiques à Paris. Issue d’un milieu bourgeois aisé et aînée d’une famille de huit enfants, Marguerite bénéficie d’une relation privilégiée avec son père, Arthur, avocat respecté et lecteur érudit, peintre à ses heures, qui l’ouvrira au monde, à la culture et à la contemplation de la nature.
Énigmatique, souvent troublante, Marguerite Burnat-Provins (1872-1952) s’est à la fois illustrée comme artiste peintre, auteure, conférencière et journaliste, ou encore militante en faveur du patrimoine. Femme aux multiples visages, elle reste rebelle à toute catégorie, tant par son œuvre singulière que par son mode de vie. C’est une femme déchirée entre le besoin de prendre racine dans un lieu qui la comble, de s’y établir et d’y compter ses biens, et sa nature « d’hirondelle qui recherche le minaret » ; entre son atavisme de fille du Nord bien dotée, et son « sang maure », qui la jette sur les chemins. Entre sédentarité et nomadisme, elle ne peut pas choisir et laisse le destin la balloter d’un lieu à l’autre. La Suisse et le Valais l’ont accompagnée pour un temps. Sa modernité constitue aujourd’hui encore une source d’inspiration captivante.
Catherine Seylaz-Dubuis est née à Lausanne. Après une licence en lettres, elle a enseigné la littérature française à la faculté des lettres de l’Université de Lausanne. Elle est l’auteure de nombreux articles de critique littéraire et de biographies de plusieurs écrivaines suisses d’expression française.
Rita Gay est comédienne et elle interprète au fil du temps des pièces classiques et contemporaines, sur les scènes romandes et d’ailleurs. Elle participe aux “Festival Rilke“ à Sierre. À la Radio Suisse Romande elle enregistre des pièces radiophoniques et prête sa voix à des textes d’auteurs invités.